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Conseils

L’école allemande prépare bien à la vie professionnelle

11 septembre 2020
Die-Berufliche-Bildung

Selon le dernier rapport « Regards sur l’éducation » publié par l’OCDE, les performances de la formation en alternance demeurent l’un des grands atouts du système éducatif allemand.

De manière générale, le rapport met en lumière les atouts du système allemand d’alternance. L’insertion professionnelle est particulièrement rapide, peut-on lire. L’alternance est une quasi-garantie d’emploi. 86 % des jeunes formés à un niveau de qualification intermédiaire sont en poste deux ans après la fin de leur apprentissage. C’est nettement plus que la moyenne des pays de l’OCDE (66 %). Par ailleurs, les PME sont nombreuses à jouer le jeu, contrairement à ce qui peut se passer dans d’autres pays.

Dans ce contexte, rien d’étonnant à ce que l’alternance ait la cote. Un jeune Allemand sur deux (46 % des 15-34 ans) la choisit, une proportion qui grimpe à 49 % chez les jeunes femmes. C’est une voie royale. Elle ouvre des portes sans en fermer. Car 92 % de ces formations offrent ensuite des passerelles directes vers l’enseignement supérieur.

L’excellence et la popularité de l’alternance à l’allemande explique aussi le taux de diplômés de l’enseignement supérieur. Il est sensiblement plus faible qu’ailleurs dans l’OCDE. 33 % des 25-34 ans étaient diplômés en Allemagne en 2019, contre 45 % dans l’OCDE.

Mais les chiffres bruts sont à relativiser. Car l’évolution sur dix ans fait apparaître une tendance marquée : la proportion de diplômés du supérieur augmente très vite. En 2009, elle n’était que de 26 % chez les 25-34 ans. Car une chose est sûre : le diplôme paie. Il ouvre sur une rémunération en moyenne 61 % plus élevée, constate le rapport.

Cet appétit pour la formation ne s’arrête d’ailleurs pas aux portes des amphis. Elle concerne également les adultes, de plus en plus friands de formation professionnelle et continue. Plus de la moitié des actifs (56 %) continue à se former en Allemagne, contre 53,2 % dans l’OCDE. Les salariés des PME autant que les autres.

Dernier bon point, l’Allemagne est le pays où l’appétence pour les formations scientifiques (mathématiques, sciences et techniques, informatique) est la plus marquée. Ces cursus absorbent plus d’un tiers des diplômés du supérieur (35 %). C’est bien plus que la moyenne de l’OCDE (23 %). Une bonne nouvelle quand on sait que ces formations sont très demandées par les entreprises à tous les niveaux de qualification.

 

Source : allemagneenfrance.diplo.de